CHAPITRE 2
Bella POV
- Sérieusement Bella, Pretty Woman ? Est-ce que tu essaies de nous tuer avec ce film ringard pour gonzesses ? On est des mecs, on ne regarde pas ces trucs-là ! Se plaignit Jasper, toujours vexé d'avoir à nouveau perdu contre moi.
Le ton de Jasper fit rire Edward assis sur le banc de son piano. J'avais déjà une bière dans le nez, mais j'étais moins imbibée et plus sarcastique que d'habitude.
- Oui, Jasper, ça fait partie du plan diabolique que j'ai mis en place pour te tuer : te bombarder d'oestrogènes sous la forme de Richard Geere et de Julia Roberts jusqu'à ce que tu en suffoques. Et la dernière fois que j'ai vérifié, j'étais toujours une fille ! Exultai-je, et, marquant une pause, je portai une main à mon entre-jambe et une autre sur mon sein en le pressant : « Ouais, et je le suis toujours ! J'ai gagné loyalement et carrément, donc c'est à moi de choisir le film. Mais si ça vous convient mieux, on peut continuer à jouer à picoler en même temps ! " Ajoutai-je.
Leurs yeux s'illuminèrent de délice à ma dernière proposition. Je savais que c'était le seul moyen si je voulais regarder le film sans les entendre se plaindre tout le temps.
- Tant que les munitions sont des Jager (liqueur allemande aux plantes à 35° d'alcool) ! Ironisa Edward, sachant parfaitement que je détestais particulièrement cet alcool.
Rahhhhh, ils ne savent donc pas ce que la Jagermeister me fait ?
Garçons stupides avec leur stupide boisson de mecs au goût d'huile de moteur !- Bien, comme vous voudrez ! Allez en chercher, et aussi de la Yuengling (bière américaine) ! Dis-je d'une voix vaincue en mettant en marche le lecteur DVD.
- Ah, Bella, sois-pas comme ça ! On a BESOIN de Jager pour supporter ce genre de ringargonzesseries ! Railla Jasper près de moi en passant un bras autour de mes épaules.
- Ringargonzesseries ! Jasper, mais c'est même pas un mot !
- Ç'en est un maintenant ! Me sourit-il en retour.
- N'importe quoi ! En tout cas, si je gerbe sur vous deux, ce sera bien de votre faute ! Répliquai-je en leur lançant un sourire démoniaque.
Edward revint avec 6 bières et le diabolique breuvage et versa des coups à tout le monde. Etalé sur le canapé, Jasper prenait toute la place. Résignée, je pris des oreillers et m'assis par terre entre le canapé et le piano d'Edward. Celui-ci, comme toujours avait pris place sur le banc devant son piano.
Le film démarra, ainsi que le picolage. Tout se passa très bien jusqu'à la scène où Richard Geere, dans le rôle « d'Edward », se mit à jouer du piano et que Julia Roberts, alias « Vivian », le rejoignit. Nous avions déjà tous les trois un bon petit coup dans le nez. Pas encore complètement ivres, mais bien entamés tout de même. La tension était palpable dans la pièce, je ne sais pour quelle raison. Essayant de soulager l'atmosphère, je demandai d'un air taquin :
- Eh, Edward, t'as jamais baisé sur ton piano ?
- Humm, non, répondit-il, paraissant perplexe à mon soudain intérêt pour sa vie sexuelle.
- Et pourquoi non ? L'interrogea Jasper au même moment.
- Ben... parce que l'opportunité ne s'est jamais présentée, je suppose !
Hum... peut-être que je pourrais l'aider sur ce coup-là.- Ouais, ben... rien de tel que l'instant présent ! M'exclamai-je avec enthousiasme.
Avant que je ne réalise ce que je faisais, j'étais debout et me tenais face à Edward. L'alcool avait dû m'affecter plus que je ne le pensais. Enfin, c'est ce dont j'allais me servir comme excuse, car là, tout de suite, je ne voulais rien d'autre que lui plaire.
- Bella ? Fit Edward en levant des yeux emplis de confusion sur moi.
Je m'assis sur ces genoux, mes jambes pendantes de chaque côté de lui. Me penchant lentement, je pressai mes lèvres contre les siennes. Je l'embrassai doucement au début, puis avec de plus en plus de vigueur. Le même feu qui nous avait enflammé neuf ans plus tôt, rûgit à nouveau en nous et reprit vie. Les flammes se répandaient dans mon corps, allumant le désir d'une façon que je n'avais jamais ressentie auparavant. Son odeur et son goût étaient fichtrement bons, comme de la menthe et de la cannelle, ça m'embrumait l'esprit et me rendait confuse.
Trop choqué par mon acte, Edward resta assis d'abord sans réaction. Puis, ces mains agrippèrent mes hanches et me tirèrent plus près de lui. Ses lèvres bougèrent enfin avec les miennes, me rendant mon baiser. J'étais au ciel. J'aurais pu mourir dans l'instant et mourir heureuse.
Après un moment, le besoin d'oxygène se fit sentir et nous nous repoussâmes. Je ne pouvais rencontrer son regard. Jasper émit un sifflement et gémit tout bas en nous voyant.
- Putain Edward, t'es un sacré petit veinard, fils de pute ! Rigola-t-il.
Les paroles de Jasper me permirent de réaliser ce que je venais de faire. Mon esprit cherchait frénétiquement comment me sortir de là, une quelconque raison pour expliquer ce qui venait de se passer. Trop effrayée pour admettre finalement mes sentiments envers Edward, je fis la chose la plus stupide qu'il était possible de faire.
Que diable vins-je de faire ? Oh mon dieu ! Oh mon dieu !- Pourquoi tu ne bouges pas ton petit cul jusqu'ici pour en avoir aussi ? Rétorquai-je à l'adresse de Jasper, le regardant par dessus mon épaule, arquant un sourcil à son attention.
Jasper me dévisagea, la bouche ouverte pendant un moment et à l'évidence choqué par mes mots. Puis, il se leva du canapé et vint vers Edward et moi. Il se tint auprès de nous et porta une main sur le côté de mon visage en s'inclinant vers moi. Lentement et en souriant, il abaissa ses lèvres jusqu'aux miennes. Il m'embrassa tout doucement au début, puis il lécha ma lèvre inférieure demandant la permission d'entrer. Je la lui accordai et fus vaincue pas le goût et la sensation que me procura Jasper. Ce fut comme aucun autre baiser que j'avais pu recevoir avant celui-là.
Pommes vertes, c'est tout ce qui me vint à l'esprit. Il avait un goût de pommes vertes, de tarte et de bonbons. Ce n'était pas comme le baiser d'Edward : un tourment ardent, mais plutôt un feu lent et continu. Il était bon à ce jeu, c'est ce que mon esprit retint, réellement bon. Cependant, les sentiments n'y étaient pas, en revanche c'était la première fois que j'étais vraiment convenablement embrassée.
Edward cramponna plus étroitement mes hanches et me rappela qu'il était toujours là. Je portai une main sur l'arrière de sa tête, mes doigts saisirent ses mèches de soie. Je l'attirai doucement vers mon cou, sans pour autant rompre mon baiser avec Jasper.
Ses lèvres sur mon cou étaient insistantes et rudes. Il le léchait et le mordillait en remontant vers mon oreille et le suçait doucement. La double sensation de leurs lèvres sur moi me fit gémir fort.
Les lèvres de Jasper me faisaient vibrer tant elles devenaient pressantes. Mon autre main se posa derrière sa tête pour le rapprocher encore plus. Penchant mon cou en arrière, je donnai plus d'espace à Edward pour m'embrasser et permis à mes lèvres un contact plus total avec celles de Jasper.
Je gémis à nouveau et Edward me rapprocha encore plus de lui. L'humidité apparut entre mes cuisses alors que j'étais vaincue par la sensation de ces deux hommes qui m'embrassaient ensemble. Je n'avais jamais été autant excitée de toute ma vie. Mes hanches commencèrent à bouger d'elles-mêmes contre Edward essayant de provoquer une friction.
- Tu aimes ça, pas vrai, Bella ? Nous deux qui t'embrassons ? Tu en veux plus, n'est-ce pas, vilaine petite fille ? Murmura Edward dans mon oreille pendant qu'il en picorait le lobe.
Ses mots mirent en lumière le désir qui emplissait le brouillard où je me trouvais. Rompant mon baiser avec Jasper, je me plongeai dans les yeux d'Edward. J'y vis le désir et l'envie que je ressentais aussi, mais il y avait quelque chose de plus que je ne pus identifier. Finalement, ses paroles s'inscrivirent dans mon esprit. Est-ce que j'aimais ça ? Est-ce que j'en voulais plus ?
Hummm... j'allais bien devoir répondre oui à tout ce que je venais de penser.
Et, merde, est-ce qu'il ne vient pas tout juste de m'appeler vilaine petite fille ?
Oui, il l'a fait, et tu aimes ça. Sans briser le contact avec les yeux d'Edward, j'appuyai sur sa nuque pour l'attirer vers moi. Je l'embrassai avec tout ce que j'avais en moi : tout le désir, l'envie, le besoin et l'amour que je ressentais pour lui passa par mes lèvres, vers lui, essayant de lui transmettre mes sentiments.
Mon autre main attira Jasper vers ma gorge, lui indiquant le renversement des rôles. Il l'attaqua avec ferveur. Passant derrière moi, il repoussa mes cheveux de côté pour libérer mon cou et continua à le parsemer de baisers et de mordillements.
Les mains de Jasper passèrent sous mes bras et effleurèrent légèrement mes seins. Il s'arrêta un instant pour juger de ma réaction à ce nouveau geste, mais il continua ses assauts sur ma gorge. Le simple toucher de mes paumes ajouta du combustible au feu qui brûlait en moi.
Je grognai tout bas et pressai la main à l'arrière de sa tête pour qu'il accède plus profondément à ma gorge, faisant glisser les mèches de ses cheveux entre mes doigts.
C'était tout l'encouragement dont il avait besoin. Ces pouces passèrent brutalement sur la pointe de mes seins, causant leur durcissement. Gémissant dans la bouche d'Edward et approfondissant notre baiser, j'arquai mon dos sous le toucher de Jasper, réclamant plus de contact. A ma demande muette, il empoigna ma poitrine, pressant et pinçant mes tétons au travers de mon soutien-gorge et de ma chemise.
Je m'appuyai contre les mains de Jasper, j'en voulais plus. Pendant que ma langue se battait en duel avec celle d'Edward, pour savoir lequel de lui ou de moi dominerait. Edward gagna le combat, sa langue explora ma bouche. Si j'avais pensé que Jasper était un homme qui embrassait merveilleusement bien, Edward me scotcha littéralement. Peut-être étaient-ce les émotions, mais en ce qui me concerne je trouvais ça diablement bon. Embrasser Edward était au-delà de tout ce que j'avais jamais pu imaginer ; au-delà de tout ce que j'avais jamais cru possible.
J'étais allée trop loin pour m'inquiéter, bien trop loin et je me foutais des implications que cela pourrait avoir sur notre amitié. Je LES voulais, je les voulais TOUS LES DEUX, terriblement.
- Tu as une sacrée bonne saveur, je veux te goûter partout comme ça, Bella ! Souffla Jasper dans mon cou.
Laissant mes lèvres, Edward m'embrassa le long de ma mâchoire, du côté opposé à Jasper.
- Dieu, Bella ! Tu es si chaude, si sexy. J'ai tellement envie de te baiser ! Rajouta Edward en mordant mon menton.
C'était ça ! C'était tout ce dont j'avais besoin ! Mon esprit était prêt ! Ma détermination était résolue !